Revenir à la préférence communautaire !

L’Union européenne sidérée par le globalisme refuse de voir que la préférence pour soi et pour les siens est partout la règle. Les États-Unis préfèrent les Américains, comme la Russie préfère les Russes, et Madagascar les Malgaches. L’Union des Nations d’Europe est au service des citoyens de ces Nations, et d’eux seuls, elle les préfère, elle les défend, elle les protège des invasions et elle combat leurs ennemis !

Préférence européenne, préférence nationale, préférence locale ne sont pas des gros mots, c’est la raison des Nations qui ne sont rien si elles ne préfèrent pas leurs citoyens. Parce que le grand marché intérieur a été sacrifié aux ambitions globales de certains, il est urgent de rétablir le sage principe de la préférence communautaire qui a fait le succès des Communautés européennes à leur début !

Et il faut que, la préférence communautaire soit supérieure à la règle du moins-disant et s’impose partout, en particulier quand sont en jeu nos intérêts stratégiques : autonomie énergétique, autosuffisance alimentaire et circuits courts, indépendance sanitaire et militaire. L’impératif écologique rejoint dans ce domaine l’impératif d’indépendance ; que l’Europe produise elle-même ce qui lui est nécessaire, qu’elle contrôle les secteurs stratégiques, et qu’elle subordonne à ses intérêts propres tous les échanges avec l’extérieur ! L’Europe d’abord !

 Les préférences des Nations ou des régions pour les entreprises qui exercent pleinement leur responsabilité nationale, sociale et environnementale, doivent pouvoir s’exprimer dans les appels d’offres, les cahiers des charges, et notamment, dans un « European Buy Act » qui applique la préférence nationale et européenne dans tous les secteurs stratégiques ; pharmacie, armements, alimentation, numérique, énergie, etc.

Depuis les années 1990, l’Union européenne a tout misé sur la globalisation des échanges et a obligé ainsi nos Nations à renoncer au pouvoir de décider de leur politique industrielle, commerciale et financière. Des pans entiers de nos industries traditionnelles ont disparu, jusqu’à la fabrication de masques en tissus qui nous ont tant manqué pendant les premiers mois de la pandémie !

Nous devons restaurer les protections aux frontières extérieures, rétablir la priorité aux productions locales, et la doter les Nations d’une politique industrielle, commerciale conformes à leurs intérêts. Nous proposons de réintroduire la préférence communautaire dans nos échanges en renégociant nos accords internationaux pour nous protéger face à la concurrence déloyale des produits industrialisés venus d’Asie, aux productions agricoles vendues à perte d’Amérique du Sud et au monopole des services du NET venus des USA. Les investisseurs étrangers pourront se voir imposer un partenariat avec des entreprises locales. La priorité doit être la défense de nos intérêts économiques, la réindustrialisation de nos régions et la préférence aux productions locales.   

Nous proposerons de renforcer et élargir les Appellations d’origine protégées (AOP) et Indications géographiques Protégées (IGP) européennes. Nous demanderons à l’Union d’être beaucoup plus vigilante pour faire respecter les droits des producteurs et entreprises européennes face à la contrefaçon venue de l’extérieur ou aux utilisations abusives des appellations et marques européennes !   

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