La situation de l’Europe

Européens, nous le sommes à travers ces petites et grandes patries qui font les Nations et nourrissent l’Europe ! Car nous ne sommes pas de nulle part, nous ne sommes pas des Femmes et des Hommes hors sol ! Nous ne sommes pas en Europe, nous sommes d’Europe. Notre Europe ne se décide pas dans des bureaux ou des salles de réunion. C’est l’Histoire qui l’a construite, pas des directives et des règlements ! Ce sont les paysans et les ouvriers, les peintres et les poètes, les conquérants et les missionnaires qui l’ont faite !

L’Europe que nous voulons sera fière de ses racines et de son histoire. Elle ne sacrifiera rien à la repentance. Notre Europe est consciente de ce qu’elle doit à ceux qui ont combattu ses ennemis, de la Reconquista espagnole au Champ des Merles en Serbie, et de la Résistance française à Solidarnosc en Pologne. Notre Europe est riche de la diversité des identités, des singularités, des communautés qui la forment, une diversité dont la transmission familiale est le moteur et dont les frontières sont la condition de la survie.

Les pays de ce qui fut l’Europe de l’Est nous disent l’essentiel à ce sujet. Slovaquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Tchéquie, États baltes, Bulgarie, Roumanie, leur révolte de moins en moins silencieuse contre une Union qui veut leur imposer des mœurs, des principes, des cultures qui ne sont pas les leurs et qu’elles n’ont pas choisies. Ces Nations lèvent l’étendard des libertés européennes ! Ces pays ont résisté face à la barbarie nazie, ils ont tenu face à au totalitarisme de l’Union soviétique, et de même face à l’invasion musulmane dans les Balkans, ils s’engagent aujourd’hui dans la résistance face aux diktats de l’Union européenne !

Nous, Députés et Élus européens de dix-sept nationalités (dont 2 pays hors Union européenne, la Suisse, la Serbie), et issus de 3 Groupes politiques, entendons par ce Manifeste de la Fondation Identité et Démocratie, affirmer notre engagement pour l’Europe et présenter nos propositions !

Unir les peuples européens demeure une grande idée, un projet pour le siècle que nous vivons, NOTRE projet !

Nous nous sommes rassemblés autour du constat que L’Union européenne a failli, mais pas l’idée européenne ! IL FAUT DONC CHANGER l’UNION ! Et nous pouvons le faire, si nous unissons nos forces au service d’une nouvelle Union !

Après trois décennies de succès, de paix et de prospérité, l’Union européenne s’est perdue. Elle a sacrifié son unité à la globalisation, s’est abandonnée à une bureaucratie arrogante, elle en a perdu ses valeurs et son sens. Comme si l’économie remplaçait la politique et le marché, la démocratie ! Peu à peu, les peuples ont pris leurs distances avec ce qui devait être le rêve européen. Le départ du Royaume-Uni, avec le Brexit, en est un témoignage flagrant. Depuis le tournant « libéral » des années 1990, l’Union — qui était à l’origine une Communauté européenne — a accumulé les échecs et s’est révélée incapable de protéger les Européens :

  • Incapable de les protéger face au défi du terrorisme qui fait que malheureusement les Européens ne sont plus en sécurité en Europe !
  • Incapable de défendre des libertés durement acquises et notamment celles des femmes qui sont soumises à la loi islamique, la « charia », dans un nombre croissant de quartiers de nos cités
  • Incapable de faire face à la submersion migratoire qui menace notre modèle de société et nous fait subir un multiculturalisme qui est la négation de toute culture
  • Incapable de les protéger d’une pandémie venue d’ailleurs, et d’en finir avec cette ouverture des frontières qui explique la propagation de la pandémie
  • Incapable de les protéger d’une fracture de nouveau grandissante entre pays du Nord et pays du Sud en raison d’une politique monétaire aveugle
  • Incapable de protéger les acquis sociaux en organisant le dumping social à l’intérieur même de l’Union avec les détachements de travailleurs.
  • Incapable de protéger l’industrie de l’afflux de produits bon marché venus d’Asie.
  • Incapable de protéger les agriculteurs et les petites entreprises face aux GAFAM, aux monopoles privés et à la mondialisation qui les écrasent.
  • Incapable de protéger les industries de Défense européennes face aux diktats des ONG et des Fondations financées par les pires ennemis nos peuples.

Pour remettre l’Union sur les rails de l’Europe, nous devons regarder en face la situation dans laquelle se trouve notre continent. Nous partageons six constats :

Nos libertés sont en danger

La mise en place d’un régime d’obéissance forcée et de contrôle permanent des citoyens, mécanisme qui nous vient tout droit des dictatures communistes et que déploient désormais des monopoles privés, envahit nos sociétés. Elle commence par la mise en place de limiteurs de vitesse dans les voitures, continue avec le « Pass sanitaire », demain la « reconnaissance faciale » généralisée, s’achève par la censure de toute information non conforme et de toute pensée libre. Ce régime fondé sur la peur est la négation des libertés gagnées contre les obscurantismes religieux. Les sociétés européennes se pensaient libérées des totalitarismes du XXe siècle, mais nos libertés se trouvent de nouveau menacées par un autoritarisme du quotidien façon « 1984 » de Georges Orwell. Des « Ministères de la Vérité » s’érigent partout en « Tribunaux » du politiquement correct, censurent et condamnent à tout va, avec les réseaux sociaux et la majorité des médias comme auxiliaires et sont en train de détruire nos libertés essentielles — et d’abord, celle de chercher la vérité par nous-mêmes, qui a présidé à la Réforme, aux Lumières, et aux Révolutions de libération nationale.

L’uniformisation menace nos sociétés

C’est d’abord au sein de la famille, premier lieu de la fraternité, que se sont développées les sociétés européennes. C’est ensuite à l’école, terreau de l’apprentissage du lien social et de l’acquisition des connaissances, que se sont formées les consciences et l’esprit critique. Au sein de chacune des Nations européennes s’est formé un corps social, fait de solidarité, de corps intermédiaires, d’acquis sociaux et de relations complexes d’interdépendance, fruit de l’histoire et de la nature. Des minorités agressives veulent détruire les familles et imposent un nivellement par le bas de l’éducation en détruisant ce fameux « ascenseur social » qui a fait la grandeur de nos pays et qui se fonde sur le mérite et l’excellence. L’Union européenne d’Ursula Von der leyen et d’Emmanuel Macron veut aussi détruire les droits sociaux de ceux qui les ont chèrement acquis, génération après génération, en organisant le dumping social du fait de l’arrivée massive de migrants sous-qualifiés et de la course au moins-disant que leur permet le libre-échange. La misère sociale et identitaire naît de politiques qui veulent faire de nous tous, Européens, des migrants comme les autres !

Nous entrons dans un monde multipolaire

L’Union européenne n’est plus le premier marché du monde et encore moins une puissance mondiale. Le déclin des Européens est particulièrement significatif dans le domaine de la science, de la médecine et des technologies de l’information, face à la montée en puissance de la Chine, au contrôle resserré des États-Unis sur tous les réseaux mondiaux, et à l’affirmation de nouvelles puissances. Nul ne peut être certain de la place qui sera la sienne dans le monde qui succédera au bipôle actuel Chine-USA. Les Nations Européennes doivent reprendre elles-mêmes leur destinée et éviter les politiques de courte vue avec des attitudes de « retour à la guerre froide ».

Les monopoles privés deviennent totalitaires

Les marchés n’évaluent plus les risques et ne disent plus les vrais prix, les monopoles des GAFAM ont mis fin à la concurrence, la libre entreprise étouffe sous les normes, les monnaies nationales perdent la confiance des citoyens. Les banques centrales fabriquent des enrichissements sans causes ni limites qui détruisent l’ordre social dans nos Nations. C’en est fini de tout ce qui s’appelait l’économie classique. Que reste-t-il des marchés concurrentiels, ouverts et libres ? L’Union doit en tirer toutes les conséquences, abandonner sa dévotion naïve au libre-échange, et refonder sa politique monétaire sur l’intérêt des Nations et des peuples d’Europe.

Le droit étouffe les peuples

La dérive du système européen confère le pouvoir de faire les lois et de les appliquer à des institutions non élues, des groupes de pression minoritaires, des ONG et des Fondations dont beaucoup ont des financements obscurs et servent des intérêts étrangers à nos Nations. Au nom d’un état de droit hors sol, décrété par des officines sans légitimité et sans sanction populaire, les Nations se voient peu à peu soumises à des principes et des règles qui leur sont étrangers. L’Union veut déposséder les peuples de leur souveraineté et de leur capacité à choisir leur modèle de société. L’abandon de la procédure du referendum est le signe de cette dépossession nationale, et du recul de la démocratie au nom de l’état de droit.

Les souverainetés se réveillent

Les pays de l’Est ont raison de rappeler que l’Union ne leur fera pas abandonner la liberté de placer des crucifix dans les écoles et de décider de leurs lois et de leurs mœurs, que l’Union soviétique n’avait pas su leur retirer ! S’ils se sont révoltés contre l’Empire soviétique, ce n’est pas pour accepter celui des bureaucrates de Bruxelles ! Le référendum qui a fait gagner le BREXIT est un signal que Bruxelles ne veut pas entendre. L’Union européenne oublie que la diversité fait communauté ! La souveraineté est le fait des Nations et des peuples, et il n’y a pas plus de souveraineté européenne qu’il n’y a de peuple européen au-dessus de nos peuples et de nos nations !

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