L’Entreprise individuelle et familiale au cœur d’une Europe compétitive

L’Union doit retrouver l’ambition du grand marché intérieur, protégé de la concurrence déloyale et du pouvoir exorbitant des monopoles et des multinationales. Il est temps que l’Europe s’occupe de l’entreprise européenne, la protège et la soutienne ! La petite et moyenne entreprise familiale, source de la richesse européenne, levain de nos territoires, devra se voir assurer les financements nécessaires, notamment par des réseaux de banques locales.

L’Entreprise est l’acteur économique essentiel, comme forme d’organisation collective de l’activité économique humaine. Elle réunit capital, savoir et travail selon toutes les modalités que les associés souhaitent donner à leur association, notamment les formes de sociétés par actions, de sociétés commerciales, mais aussi de sociétés coopératives ou mutuelles, de sociétés à but non lucratif (ou à rentabilité limitée), de sociétés citoyennes. Nous proposons que l’Union révise les directives sur le droit des sociétés pour égaliser les règles de la concurrence entre coopératives, mutuelles et sociétés par actions. Nous proposons que soient révisées les règles de responsabilité des associés ; la société anonyme ne peut être une société à irresponsabilité illimitée ! Nous proposerons aussi qu’elle engage la révision des règles comptables qui imposent une comptabilité à valeur de marché destructrice de relations responsables et durables entre les entreprises, leurs fournisseurs, leurs financiers, et les collectivités où elles sont actives.

Nous proposons que l’Union examine les conditions de protection des biens communs des communautés établies sur un territoire, contre les privatisations abusives de ces biens communs, contre leur pillage par des exploitants de passage ou par les ressortissants d’autres communautés. La reconnaissance d’un droit local aux ressources locales et d’une préférence pour les produits et services locaux doit trouver sa place dans les règles du commerce du marché intérieur.

Nous proposons de restaurer le lien entre l’entreprise et la Nation, l’entreprise et ses territoires. L’initiative privée, l’investissement en fonds propres et le travail devront être au cœur du redressement de nos économies nationales, en luttant contre la bureaucratie, contre le surendettement public et privé et contre une fiscalité trop lourde sur les personnes et les petites entreprises.

Dans le domaine des échanges entre États de l’Union, nous proposons de revenir au sain principe de la reconnaissance mutuelle des normes : tout produit légalement en circulation dans un Etat pourra circuler librement dans l’union sans devoir respecter des normes et règlements imposés par une normalisation européenne inutile et au service des grands industriels.

Dans le domaine des sciences de la vie, nouveau terrain de la concurrence stratégique, il appartiendra à la Nouvelle Europe, débarrassée de règles de concurrence d’un autre âge, de soutenir la coopération entre nos champions nationaux et nos centres de recherche universitaires et indépendants, afin de retrouver l’excellence mondiale !

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